Château de Flint

Ce château est situé à Flint, dans le Flintshire sur l’estuaire de la Dee au Pays de Galles.

Le château de Flint, premier témoin de la guerre de Galles d’Edouard 1er

La construction du château de Flint dura près de 8 ans. Pour l’édifier, il fallut faire intervenir près de 3000 hommes dont 1845 en charge de creuser les digues et fondations, 320 maçons, et encore 790 charpentiers et ouvriers de toutes sortes pour travailler les bois de construction (The medieval castle in England and Wales : A political and social History, Norman JG Pounds).

Bordé de tours aux quatre coins, dont l’une était un grand donjon, le château de Flint est un modèle typique de l’architecture philippienne dans ses évolutions. On se souvient, en effet, que le donjon d’abord situé au centre des édifices fortifiés fut ensuite plutôt construit sur un de leurs angles. Le fait que le donjon soit totalement détaché de la structure semble n’être une variante de cette architecture, inaugurée d’ailleurs par Philippe-Auguste lui-même, à l’occasion de la construction de la forteresse de Dourdan, dans l’Essonne (autour de 1220-1222)

Quoiqu’il en soit, le bien fondé de la position stratégique du château-fort de Flint fut avéré puisqu’il fut assiégé à plusieurs reprises par les gallois durant les guerres de conquêtes anglaises. Il dut même essuyer une première attaque durant sa construction.

A la fin du XIVe siècle,  en 1399, la forteresse revint sur le devant de la scène puisque le roi Richard II s’y trouva capturé par Henry Bolingbroke dans une lutte de succession qui verra ce dernier triompher et se faire couronner Henri IV. Shakespeare immortalisa la scène de l’enlèvement du roi dans son Richard II, en prenant comme Décorum le château de Flint. Quelques années plus tard, au début du XVe les gallois du comté de Flint se soulèveront contre Henri IV et la légitimité de son règne et la forteresse autant que la ville connaîtront encore quelques années houleuses.

Au XVIIe siècle, durant la guerre civile anglaise, le château de Flint fut tenu par les royalistes jusqu’à sa prise, après un siège de plus de trois mois, par les parlementaires, qui ordonnèrent ensuite qu’il fut rasé. Comme de nombreuses forteresses anglaises qui subirent le même sort que lui, l’édifice médiéval ne se réduit plus, aujourd’hui, qu’à quelques ruines. Déclaré monument public, il y a près d’un siècle, il a été depuis confié à la protection d’une organisation de sauvegarde du patrimoine dépendant du gouvernement gallois.

Source : Moyen-Âge Passion

La citadelle de Palais

La citadelle de Palais à Belle-Île-en-Mer, domine la commune de Palais. Elle est localement nommée citadelle Vauban.

La citadelle
La citadelle

Ce fort a défendu l’île contre les pirates, les Espagnols et surtout les Anglais en 1683. Il a été agrandi par les ducs de Gondi de Retz, puis par le surintendant Fouquet qui en a fait une citadelle. Sa double enceinte, ses puissants bastions d’angle, ses dehors portent la marque de Vauban, qui y séjourne en 1683, 1687 et 1689. Assiégée à la fin de la guerre de Sept Ans, la citadelle tomba en 1761 entre les mains des Anglais qui occupèrent toute l’île jusqu’au traité de Paris de 1763.

Il a aussi servi de prison aux douze complices de la Voisin, compromise dans l’affaire des poisons, ainsi que du fils de l’homme politique haïtien Placide Toussaint-Louverture. Abandonné par l’armée, il a été vendu en 1960 et entièrement restauré par deux particuliers, M. et Mme André Larquetoux.

Source : Citadelle de Belle-Île-en-Mer

Le Mont s’embrume

Le Mont s’embrume dans la fraîcheur du petit matin.

Derrière la barrière le Mont s’embrume
Au fond du polder le Mont s’embrume
Sur la ligne d’horizon le Mont s’embrume
Au bout des méandres du cours d’eau le Mont s’embrume