Hameau de Goury

Hameau de Goury et son abri du canot de sauvetage de la SNSM de forme octogonale, commune de Auderville, Manche, Normandie.

Hameau de Goury
Hameau de Goury

L’abri du canot de forme octogonale permet le lancement par deux voies différentes selon la marée : l’une dirigée vers l’intérieur, l’autre vers l’extérieur du port. Le canot pivote à l’intérieur de l’abri sur une plaque tournante avec rotation sur galets. Soutenu par un chariot, il est lancé sur des rails. Il est ainsi opérationnel 24h/24

Rails haute-mer
Rails haute-mer
Rails basse-mer
Rails basse-mer

La Croix du Vendémiaire

La Croix du Vendémiaire à Goury, Auderville, Manche, Normandie.

La croix du Vendémiaire est un monument commémoratif du naufrage du sous-marin Vendémiaire, le 8 juin1912, au large de Goury. L’ensemble de l’équipage, soit 24 membres, est disparu dans le naufrage.

L’emplacement de l’épave est resté inconnu jusqu’au 9 aout 2016 où elle est localisée à 9 km du cap Goury en plein milieu du raz-Blanchard (l’un des courants de marée les plus puissants d’Europe) par 70 mètres de fond.

L’épave gît posée sur sa quille, légèrement penchée à tribord, elle est en un seul morceau et dans un bon état de conservation.

La Croix du Vendémiaire
La Croix du Vendémiaire

Le Phare de La-Hague

Le phare de la Hague, aussi nommé phare de Goury, s’élève à 800 mètres au large du cap de la Hague (Manche), sur le rocher dit « le Gros du Raz » face au petit port de Goury, Auderville, Manche, Normandie.

Phare de La-Hague
Phare de La-Hague

Il signale le raz Blanchard, l’un des courants de marée les plus forts d’Europe, et le passage de la Déroute entre le cap de la Hague et l’île d’Aurigny.

Historique

Après de multiples naufrages de navires à l’abord du raz Blanchard, il est décidé de construire un phare au large d’Auderville et du port de Goury.

Il est édifié, à partir de 1834 en trois ans, sur les plans de l’ingénieur Morice de La Rue. Il est mis en service le 1er novembre 1837, avec un an d’avance sur les prévisions.

Il est construit en granit venant des carrières de Flamanville. Le phare lui-même mesure 48 m de haut, et il surmonté d’une lanterne munie de puissantes lentilles. La rotation de la lanterne est longtemps assurée par un moteur à pétrole, remplacé en 1971 par une éolienne.

Il est éteint pendant la Première Guerre mondiale, à l’exception de quelques jours soigneusement choisis pour faciliter le passage d’importants convois.

Il est occupé par l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, qui l’éteint tout au long de cette période. Une charge d’explosifs est déposée à son pied, qui ne sera jamais mise à feu.

Il est électrifié en 1971 et automatisé en 1989. Les derniers gardiens partent en mai 1990.

Construction

Afin de profiter au maximum du court laps de temps permettant de travailler, une cabane est installée sur le Gros du Raz pour y loger les ouvriers affectés à la construction du phare. La baraque comporte plusieurs étages, le plus bas se trouvant à 4 mètres au-dessus des plus hautes mers. Un mât de 15 mètres, scellé dans le ciment et maintenu par huit haubans, complète l’installation pour permettre aux ouvriers de s’y réfugier en cas de tempête]. Une grue est installée pour décharger le matériel et les pierres amenés par des barques à rames de 14/15 tonneaux bordant 12 avirons. Les matériaux sont montés à l’aide d’un manège mu par un cheval.

Grâce aux précautions prises par l’ingénieur Morice de La Rue, la construction ne fait aucune victime.

Source : Wikimanche.fr

Il est inscrit aux monuments historiques depuis le 11 mai 2009.