La Goule-es-Fées.

La Goule-es-Fées et l’escalier y menant taillé dans le roc à La Houle aux Fées, Saint-Énogat, Dinard, Ille-et-Vilaine, Bretagne.

La Goule es Fées
La Goule-es-Fées
Escalier de la Goule es Fées
Escalier de la Goule-es-Fées

Cette grotte est une vaste échancrure dans le rocher, creusée par les flots, située en contrebas de la promenade faisant suite à la plage de Saint-Énogat. L’accès n’est pas facile! Il faut emprunter un escalier de 30 marches taillées dans le roc. On y aurait vu des formes irréelles sortir de la fente du roc, que les marins de Saint-Énogat auraient prises pour des fées.

La chambre noire des frères Lumière

Été 1877, Auguste et Louis Lumière, inventeurs du cinématographe, âgés respectivement de 17 et 13ans, passent leurs vacances à Saint-Énogat. Cherchant un lieu sombre pour développer leurs plaques photographiques, ils se réfugient au fond de la grotte de la Goule es Fées.

Mais peu à peu, la marée monte et obstrue l’entrée. Les deux frères, pris au piège, se font alors le serment, au cas où ils s’en sortent, de ne jamais séparer leurs deux prénoms et de signer conjointement les inventions qu’ils feront dans l’avenir. L’eau redescend, et les frères au nom prédestiné quittent la grotte, faisant office de chambre noire: les frères Lumière sont nés. Ils feront ici même leurs premiers essais de développement de photographie couleur. Des essais qui seront couronnés de succès quelques années plus tard.

Source : Goule aux Fées. Le Télégramme

Pont du Marais à Sables-d’Or-les-Pins.

Pont du Marais sur l’Islet à Sables-d’Or-les-Pins, Plurien, Côtes-d’Armor, Bretagne est l’un des ouvrages d’art de la ligne de chemin de fer reliant Yffiniac à Matignon en service entre 1924 et 1948.

Cette ancienne ligne de chemin de fer a été réhabilitée et est devenue partie de la vélo-route EV4 ( euro vélo 4 )qui relie Roscoff à Kiev ainsi qu’un chemin de randonnée pedestre.

Pont du Marais
Pont du Marais sur l’Islet

Le Pont du Marais qui enjambe l’Islet sur une longueur de 27 mètres à 4,50 m de haut se situe à une quinzaine de mètres de la Passerelle de la Côtière.

Les quatre piles sont formées d’un ensemble de poteaux liaisonnés par des entretoises diagonales ce qui contribue aux économies de matière et à la répartition des descentes de charges sur un sol peu porteur.

Le tablier comprend des poutres et des entretoises avec des entraits inférieurs calqués sur le modèle d’une charpente en bois, supportant la dalle en béton armé coulée sur place.

Les culées soutenant les remblais sont formées de poteaux maintenant des panneaux cintrés verticaux résistant aux poussées des pressions du sol et des eaux.

Les garde-corps formant treillis sont intégrés dans les poutres de rive en arc.

La Passerelle de la Côtière longue de 164 mètres et d’une hauteur minimale de 7.60 m avec une largeur utile de 3.90m, composée de 27 travées droites de 5.60m d’entre-axes, cette passerelle demeure la plus importante subsistante dans le département.

Elle est constituée de piles en pierre de grès rose extrait dans les carrières du pays comprenant des arêtes en ciment agrémentées de pierres de taille en grès. La stabilité de l’ouvrage est assurée par trois tours en maçonnerie assurant un rôle de contreforts transversaux. Les piles supportent par travée de quatre poutres préfabriquées en béton armé qui reçoivent des entretoises et la dalle du tablier coulée sur place. Des dalettes voûtées elles-aussi en béton armé préfabriqué, ornées de briques rouges en rive, constituent les deux trottoirs en encorbellement. Les poteaux en béton des garde-corps d’origine ont disparu.

Ces ouvrages d’art sont l’œuvre de Louis Auguste Harel de la Noë, polytechnicien et ingénieur des ponts et chaussées, né à St-Brieuc en 1852, qui fut précurseur dans l’utilisation du béton armé pour la construction de tels ouvrages.

Source : Passerelle de la côtière & pont des marais